vendredi 27 mai 2016

Des modes d’emploi et des passages a l’acte
Extraits
Jean-Baptiste Farkas

« Le service en art est ce qui donne a l’artiste les clés pour agir hors de l’art »

« L’objet d’art nous encombre, il est devenu superflu »

« L’exposition est une idéal dépassé que doit faire place a des autres modalités d’action telles que la manœuvre ou l’opération » années 80 Canada : action infiltrant et action furtive.

« Le présent nous demande de donner toute son importance a la action de soustraire »

« La conception qu’on se fait de l’auteur est une illusion, un raccourci commode qu’il est a présent indispensable de revisiter »

« Agir sur le mental »

« Participer c’est : mettre un mode d’emploi en pratique (forme avance de l’avant garde),  mis a jour de l’avant garde peut etre une phrase pour designer les nouvelles pratiques d’art qu’on propose »


« Il faut mettre en critique le monde de l’art comme monde de travail »

SE NOURIR

UNE PRATIQUE DANS "L'INVISUEL"

L’infini, il est là, il existe, mais on ne le saisit pas, on est dedans, mais on ne le touche pas, ça nous dépasse. Nous existons tous dans l’infini. Nous, on est fini par rapport à l’infini, nous, on ne l’aperçoit pas, parce qu'on est fini par rapport à l’infini et le propos de cette proposition est d’agir directement dans le flux de la vie. Puisque nous ne pouvons percevoir que ce qui est fini, ce projet cherche à impliquer les personnes de façon à déclencher entre tous un mouvement continu, une action infinie, qui va vous envelopper.  Salutations, bises, embrassades, regards, attirer l'attention, se réunir, dire au revoir, se nourrir, se disputer, accomplir ses fonctions, partager, échanger, se déplacer seul ou en groupe, toutes nos actions vont impliquer le tracé d’une ligne invisible qui va se bâtir entre les uns et les autres.
La nature nous munit de tout pour nourrir notre esprit : air, eau, terre et feu : et l'homme se munit de chaque élément pour se nourrir physiquement et pouvoir se maintenir en vie en donnant priorité au repas, celui de chaque jour et plusieurs fois pendant la journée, en étant capable de saisir des produits alimentaires, les couleurs, les textures, les arômes, ses densités, sa taille, et sa forme en fixant la pensée sur sa préparation, en affirmant ainsi son esprit de survie. Chaque végétal ou chaque carnique est par eux même une œuvre d'art, ainsi comme la terre ouvrée ou semée, les produits dans le marché, soigneusement arrangés pour attirer le consommateur et quelques fois, nous donnons à la tâche de décorer nos foyers avec le choisi dans le marché avant d'être utilisés en la préparation des plats.
Comme L'art transcende la fonction primaire d'un élément, c’est possible d’envisager que chaque plat peut être une œuvre d'art, la gastronomie s'est donnée la tâche de nous faire chaque fois des mets plus attirants. Les assiettes servies sans délaisser d'être délicieux et quelques fois osées en combinaison de goûts. La gastronomie a beaucoup essayé de nous élever à des niveaux de conscience plus exigeants… Grâce aux mélanges des couleurs, des arômes, des goûts, en créant assiettes comme des peintures, en jouant avec des formes, avec des textures, avec le placement des éléments dans l’assiette ou composition, ce sont des termes tout à fait utilises en art, terminologie courante aussi dans la gastronomie tant que le choix de la vaisselle, des couverts, de la verrerie, de la lingerie de table, de l'espace même.

Lorsque nous allons à une exposition ou manifestation artistique se déclenchent quelques sens, sentiments ou états, l’art cherche à utiliser le monde des sens pour pénétrer dans un monde de l'esprit, ou peut-être même dans celui de l'âme, il nous arrive d'avoir le pouvoir de faire déclencher les cinq sens au moment de nous nourrir. La vue, l'oui, le toucher, l'odorat et le goût entrent en conjonction avec les sentiments et les états, ce que nous amène a considérer la préparation des mets comme un acte de création que se situe le plus souvent hors du champ de la conscience, il nous permet d'accéder à une communication du spirituel, de l'intemporel, de l'universel.

Ils se peuvent passer des heures, jours et jusqu'à des semaines en la préparation d'un repas, quotidienne ou fériée, pourtant en très de peu de temps, ce repas va être consommé. Ce repas va devenir l’œuvre éphémère plus complète.  L'alimentation ne seulement devrait remplir notre estomac, nous sommes en train de vivre à une vitesse tellement démesurée que nous mangeons beaucoup trop rapide, focalisant l’attention à la no-dégradation de notre corps physique, notre matière. Ce que nous avons peut-être oublié, c’est que pas seulement, nous précisons nourrir l'organisme, mais aussi le mental, notre énergie.
Pourquoi ne réfléchir un peu, d’agir, de déclencher tous nos sens ? De vivre l'expérience de nous nourrir autrement tentant de faire abstraction du temps et de l’espace ? Essayions d’atteindre comme but que l’acte de faire la pause de l'alimentation, soit capable de nous enfoncer dans une autre dimension. Comme pourrait chacun remporter la prise de conscience de sa capacité comme être humain ? Questions de comment évoluer sans avoir une dépendance de l'autre ?  La communion avec les autres humains est très plaisante.  Habiter en solitude réelle, c’est simplement prendre conscience de nos capacités avec nous-mêmes, savoir se vider de soi.


Déjà en 1946 Lucio Fontana élabore le « Manifesto blanco » (le Manifeste blanc), qui sera considéré comme le premier manifeste du Mouvement spatialiste. Y sont d'ores et déjà énoncées les règles d'un art à naître, articulées autour des concepts de temps et d'espace. Il s'agit, annonce-t-il, de tourner le dos à « l'usage des formes connues de l'art » pour privilégier, au contraire, « le développement d'un art fondé sur l'unité du temps et de l'espace ». Le temps et l’espace ne règnent que sur l'enveloppe des choses et des êtres.  Soixante-dix ans plus tard, je propose de reprendre le mouvement spatialiste pour le faire devenir « spatialisme » lequel, marié avec la gastronomie, aura pour but de nous amener dans l’infini pour nous faire découvrir une autre dimension et nous faire devenir l’œuvre d’art dans l’ensemble.  Une invitation vers une autre dimension dans l’acte de nutrition du corps et l'esprit, pour atteindre l’infini.

Quelques actions de groupe, avec un maximum de 8 participants, vont être proposes pour attendre le but, ayant comme obligation le déclenchement des conversations autour de l'infini et si l'expérience est capable de nous amener dans une autre dimension ou de se faire rencontrer avec soi-même. Elles vont être proposes publiquement et un droit de participation va être demande pour tous les partisans. Deux sortes d'actions sont proposes suivant le format suivant :
Actions de l’ordre essentiel pour groupes de 8 personnes, dont le numéro 8 nous donne le symbole de l’infini :
1. Dans une grotte pour manger de pain dure comme de la pierre et de l’eau en cas que la grotte soit humide.
2.- Dans l’eau pour prendre une alimentation liquide. La bulle
3. Dans une forêt avec des salades vertes, des insectes. Le tunel
4. Un jardin floris, dégustation des fleurs, des fruits, des insectes. Le tapis
5. Un trou dans la terre, dégustation des racines et  verres de terres. La taupe
6. Un abattoir, dégustation des viandes et du sang. Le zombie
7. Dans la rue, pour déguster des ordures. Le fast food
8. Dans la boue, pour prendre des bouillies, crèmes, coulis.

Actions de l’ordre sophistiqué avec la conception de l’espace, ou « spatialisme » et l’élaboration de la nourriture en respectant les effets suivants. Groupes de 8 personnes.

1. Miroirs – Vitrine. 
http://mobiliermoss.com/allc-miroir-design-tapis-decoration--cp-47.html

2. Noir
Recueil des expériences après repas a l’endroit deja existante. Questionnaire a répondre sur l’infini.


3. Blanc
ACHETER À PRIX FIXE - CHAMONIX - LE MONTENVERS - LA GROTTE DE LA MER DE GLACE - LA SALLE À MANGER
Référence : 57708
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À tous les participants pour les expériences antérieurement citées lui sera exige de s’habiller selon le cadre.

samedi 13 février 2016

SOUSTRAIRE AU MAC VAL 1



Pourquoi dans le MAC VAL ?

Mettre en parallèle la routine de vie et l’activité dans cette institution :
En prenant la ligne comme élément de référence, on peut trouver que l’évolution, le développement, et la transformation de celle-ci est présente à l‘infini.

-Sa conception architecturale est basée sur l'horizontalité et la fluidité du transit, comme infini en lui-même.
-Dans la plupart de ses espaces, on remarque la ligne.
-Son propos d'intégration et communication urbaine et sociale évoque la ligne aussi.
-Il est un élément urbain conçu spécialement pour sa fonction à différence des autres bâtiments déjà existants adaptés à telle fin.



L’illusion en soi est une soustraction, soustraction du réel.  S’ouvrir à cette idée n’est pas une évidence, et pourtant notre parcours quotidien s’inscrit constamment sur une ligne, une ligne invisible.

Le Mac/Val, vu et compris comme des volumes, si l’on se les imagine déployés, s’inscrit dans  une ligne.  La répétition de la ligne dans l’ensemble de ses espaces, et la détermination que les traces de nos pas, notre parcours, notre quotidien, est linéaire, illusoire, infini.

Puisque nous ne pouvons percevoir que ce qui est fini, ce projet cherche à impliquer les personnes de façon à déclencher entre tous une ligne imaginaire de mouvement continu, une action infinie, qui enveloppera de forme virtuelle les espaces transités.  Salutations, bises, embrassades, regards, attirer l'attention, se réunir, dire au revoir, se disputer, accomplir ses fonctions, partager, échanger, se déplacer seul ou en groupe,  etc. Tout ceci implique le tracé d’une ligne qui va se bâtir entre les uns et les autres.


Fondements de cette idée…la ligne.

La vie qui tourne cycliquement en marquant l’horizontalité, la verticalité, les diagonales et les courbes en mouvement continu.

Dans chaque jour à jour existe la routine :
-Il commence à faire jour (mouvement du soleil qu’à notre échelle se décrit en ligne ascendante)
-Se réveiller (nous sommes fondus avec l'horizon)
-Se lever (le triangle dans la position assise suivi de la verticale et la perpendicularité avec le sol)
-Se déplacer dans un espace intérieur (au moment de marcher il se dessine une ligne)
-Se laver et s'habiller (nous sommes à la verticale)
-Se nourrir (à nouveau le triangle)
-Se déplacer dans un espace extérieur (intégration avec les éléments naturels qui conforment des lignes horizontales comme l'air, l'eau  et lignes verticales comme la pluie, la neige)
-Se communiquer, échange avec des personnes (mouvement en horizontalité)
-Travailler (implique le mouvement dans toutes directions)
-Pensée et réflexion (mouvement à l'infini)
-Il commence à faire nuit (mouvement vertical descendant)
-Repos (horizontalité)


vendredi 8 janvier 2016

LE QUOTIDIEN COMME ACTE VERS L'INFINI...L'ILLUSION DE VIVRE COMME ACTE DE SOUSTRACTION




Un concept difficile à appréhender mais concevable. Le développement de cette idée se base sur une prise de conscience à propos de notre existence humaine et de comment celle ci s’intègre dans l’environnement qui nous entoure. Nous avons observé, défini et même personnifié des phénomènes naturels ; nous avons inventé des démarches, systèmes et industries ; nous avons façonné notre descendance parmi quantité d’autres éléments, et nous restons dans le doute quant à nos origines véritables, donnant lieu à multitude de théories.
Il existe sans aucun doute une énergie en nous, depuis la naissance jusqu’à la mort et lors de notre temps de vie nous acceptons comme vraies les connaissances des érudits et des sages.
L’existence de la matière, du temps, de l’espace et de la lumière représentent une illusion, un monde virtuel dans lequel nous vivons,  une illusion portée par les sens.

L’intériorisation devient impérative, où l’on prend conscience que chaque geste quotidien réalisé au sein de cette illusion présente s’inscrit dans l’infini. Nous rejoignons cet infini nous-mêmes, au réveil de chacun de nos sens et à la mise en marche de notre organisme si complexe.

C’est ainsi que la vie dans l’illusion devient un acte de soustraction du « réel » qui nous conduit à comprendre l’infini.

L’infini quant à lui nous apparaît sous forme linéaire : nous partons d’une bande où l’on suit un bord, puis nous virons à l’autre bord à 180 degrés pour obtenir ce que l’on nomme une boucle de Möbius, une forme avec un seul bord, une surface à parcourir qui, une fois déroulée retrouve l’apparence d’une ligne.
Notre parcours quotidien dans le temps est aussi linéaire, axes de transport, voies piétons forment un réseau de lignes dans chaque ville (phénomène qui se répète jusque dans les branches des arbres), nous tendons à nous organiser dans des maisons et des immeubles qui s’alignent, la vitesse et la lumière sont représentées par des lignes, les hommes et les arbres sont alignés radialement à la planète, dont l’horizon même est une ligne pour notre perspective.
Ce que montre cette vidéo est précisément la façon dont nous vivons le quotidien (ici un déplacement) sous forme linéaire, rentrant dans l’infini sans le percevoir.


Traduit de l‘espagnol par RA